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« Retour à la page précédenteCroyances et imaginaire de l'enfant : faut-il les préserver ?
Une conférence sur les croyances et l'imaginaire de l'enfant a eu lieu mercredi 23 novembre à la Maison de la petite enfance. Claudie Denez, psychologue et animatrice du débat, a présenté quelques pistes de réflexion. (07/12/11)
Le Père Noël, la petite souris, le marchand de sable, les fées et les princesses... l'esprit de l'enfant est peuplé de personnages imaginaires.
Pourquoi l'enfant a t-il besoin de croire à l'existence de tels personnages ? De nombreux parents se posent des questions sur leur rôle : doit-on l'y encourager ou plutôt lui annoncer la vérité au lieu de lui mentir ?
L'imagination repose sur la capacité de se dégager du réel pour construire des images inédites.
L'imaginaire participe à la construction de l'enfant et joue un rôle dans le développement cognitif et social de l'enfant. Les aventures fantastiques permettent à l'enfant d'être capable d'affronter les épreuves de la vie : peurs, colères, chagrins.
« Dans les récits merveilleux, on ne rencontre pas seulement de belles princesses et de beaux chevaliers. On y croise aussi des monstres, de la cruauté, des histoires de mort. Ils sont nécessaires pour que l'enfant matérialise ses angoisses et ses frustrations, accepte les contraintes et les interdits », explique Claudie Denez.
Un enfant est spontanément crédule. Croire est un parcours obligé et fait partie de l'univers enfantin. A 4 ans, l'enfant baigne dans ce merveilleux sans se poser de questions. Avec l'âge de raison, vers 6 ou 7 ans, l'innocence absolue de la petite enfance laisse place au réel. Vers 8-10 ans, l'enfant devient un petit scientifique : il veut comprendre, il exige des preuves.
L'enfant n'a nul besoin de l'adulte pour sortir de ses rêves, ce cheminement se fera tout naturellement. Cependant, l'adulte joue un grand rôle dans la formation de l'imaginaire de l'enfant, et dans la distinction entre les fictions et la réalité. « Une grande partie de ce que l'on raconte aux enfants est acceptée sans sens critique. L'adulte peut laisser l'enfant découvrir par lui-même, ou lui dire ce qu'il doit considérer comme la vérité. La situation intermédiaire est de l'aider à faire la part entre son imaginaire, celui des autres et la réalité. »
Les parents, les assistantes maternelles et les professionnels de la petite enfance présents à cette soirée-débat ont pu échanger sur les mythes du Père Noël et de la petite souris, ainsi que sur la croyance en Dieu.
Consultez l'intervention complète de Claudie Denez
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