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« Retour à la page précédentePr Belpomme : "3 cancers sur 4 liés à notre environnement"
500 personnes ont assisté à la conférence du Professeur Belpomme. Le cancérologue déclare que les 3/4 des cancers sont liés à notre environnement. (17/11/09)
Invité par la Communauté de communes dans le cadre du lancement du programme Leader (lire l'article), le professeur Belpomme, cancérologue, a animé une conférence sur le sujet "Guérir du cancer ou s'en protéger ? Nitrates, pesticides et cancer".
Près de 500 personnes se sont déplacées à l'Espace Herbauges ce jeudi 12 novembre afin d'écouter le point de vue du président de l'Association pour la recherche Thérapeutique anti-cancéreuse (Artac).
Le professeur Belpomme a tout d'abord salué l'initiative de la Communauté de communes du Pays des Herbiers.
« Vous êtes en avance sur le grenelle de l'environnement. Ces initiatives renforcent les actions régionales et nationales en la matière ».
Après une présentation de son association, Dominique Belpomme a commencé son propos en rappelant quelques chiffres sur le cancer.
« 350 000 nouveau cas par an (...), on guérit un malade sur 2 (...). Avoir un cancer à 60 ans, certains pourront dire que les gens ont bien vécu... Mais, une hausse de 1% par an du cancer chez l'enfant, c'est une insulte à la vie », lance-t-il.
« Malgré tous les progrès de la science et de la recherche, la hausse est trop importante. C'est pour cela que je me suis tourné dès 2000 vers une médecine préventive ».
Pour le professeur Belpomme, 75 % de cancers sont liés à notre environnement avec en premier lieu les conséquences désastreuses de l'utilisation des pesticides et des nitrates, « dont les agriculteurs sont les premières victimes », souligne-t-il.
Et d'évoquer comme principal solution : le Bio. « Les agriculteurs peuvent en vivre, déclare-t-il, même s'il ne faut pas que tous passent en Bio. Il faut revenir aux labours de surface, à la polyculture... ».
Le professeur appelle clairement à la révolution...idéologique !
« Nous sommes à un carrefour, nous allons vers un changement planétaire. L'effet de serre n'est pas irréversible, lance-t-il avant de conclure, nous avons les politiques que nous méritons ».
Après quelques échanges d'idées avec la salle, c'est le président de la Communauté de communes qui a conclu la soirée.
Pour Marcel Albert, « il faut plutôt parler de conversion plutôt que de révolution ».
En effet, le maire des Herbiers, a cité en exemple la nouvelle politique en matière de gestion des espaces verts de la Ville. « Plus aucun pesticide n'est désormais utilisé sur la ville par nos services et les entreprises sous-traitantes ».
« Un changement draconien qui, espérons-le, fera boule de neige auprès des nos concitoyens ».
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